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Point de départ
Ragtime, c'est le temps des
chiffons, la période des railleries : la jeunesse insolente et
fière, une époque de misère qui n'offre rien
à nos appétits créateurs. Pas ou peu
d'idéal, pas ou peu de goût, pas ou peu de rêve.
Un exil quotidien, en sa propre langue.
D'où la
nécessité de combler le vide, d'écrire tant et
plus. D'où l'exigence, orgueilleuse, impérieuse, noble,
de la qualité, qui doit être absolue, seule lueur
à laquelle nous référer. Parce que peu sera
épargné à notre immature fougue, parce que le
temps, qui fait des loques de chaque étoffe, ne retiendra pas
grand chose de cette première ardeur, il faut faire vite et
bien : si quelque petite musique, si quelque belle harmonie venait
à se faire entendre... Ragtime n'aura pas été
seulement le vain temps des railleries.
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Position au 01.11.2002
Ragtime, saison 4.
Le départ : un renouveau pour Ragtime ? Le thème d'ouverture cette année est davantage qu'un appel à l'air frais et au grand large. Il nous met d'office sur un quai, face à un navire ou à un train, et nous dit : « Monte ! »
Les promesses tenues par les numéros collectifs la saison passée nous poussent à continuer cette belle expérience. D'abord avec une ronde, un défilé circulaire, une Terrasse de café, où chacun raconte... un autre. Plus tard, à l'occasion de notre quinzième numéro, nous aborderons les Grandes Surfaces. Ensuite, un retour à De ma fenêtre, projet entamé l'année passée, avec une destination avouée cette fois, un point d'ancrage qui est comme l'île sur laquelle il fera bon reposer ses lauriers : l' Œuvre. Si la beauté promise est à la hauteur des péripéties du périple...
Vous trouverez ces numéros sous la rubrique Chantiers de l'année.
Toujours en libre accès : les anciens numéros de la revue (Années passées), ainsi que les illustrations qui les ont accompagnés (Retour sur images).
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